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Communication - Technologie - Société
Changement d'éditeur au 1er janvier 2009
 

 ARTICLE VOL 26/151 - 2008  - pp.91-137  - doi:10.3166/réseaux.151.91-137
TITRE
QUAND LES PATIENTS HOSPITALISÉS (RE)DEVIENNENT DES PERSONNES. La mise en place de journaux de bord dans un service de réanimation

RÉSUMÉ
« La réanimation, lieu de l’urgence du faire, est aussi celui du silence de la parole et du bruit des activités et des machines. Elle impose le silence au profit du geste médical et technique qui requiert toute l’attention et relègue la pensée, la relation, la parole au rang d’un luxe ou du moins d’une priorité secondaire. » La « montée de l’écrit » constitue, depuis le dernier quart du XXe siècle, un des principaux phénomènes caractéristiques de l’évolution des pratiques de travail dans diverses structures d’activité, comme les entreprises ou les hôpitaux. Cette transformation a fait l’objet de nombreuses recherches en sociologie du travail et dans des disciplines connexes depuis plus d’une vingtaine d’années, suivant des approches diverses. Nombre d’auteurs ont ainsi mis en évidence l’ascension de l’écrit dans différents mondes du travail ; à l’hôpital, par exemple, ce phénomène est directement en lien avec l’informatisation, la complexification des soins et des organisations qui prennent en charge un plus grand nombre de patients dans des temps raccourcis, en faisant intervenir davantage de professionnels qu’auparavant. Les procédures écrites ont pour objectif de rationaliser, de coordonner et de contrôler le travail réalisé – au risque d’occulter une large part du travail réel – en garantissant la traçabilité des soins. Bien souvent, la montée de l’écrit représente une réelle contrainte pour les actifs, dans la mesure non seulement où elle constitue un instrument de contrôle du travail, mais surtout où elle nécessite la maîtrise de nouveaux outils de gestion impliquant de plus en plus de tâches d’écriture, auxquelles il faut consacrer une part importante de son temps de travail. À l’hôpital, ces tâches contribuent à éloigner partiellement le personnel paramédical de la sphère de la clinique, c’est-à-dire des soins, tant techniques que relationnels, réalisés au chevet du patient. Cependant, au sein des structures hospitalières, les responsables de service et les membres du personnel soignant jouissent malgré tout d’une marge de manœuvre sur le plan de l’organisation du travail. L’hôpital, en général, et les services de réanimation, en particulier, fonctionnent pour une part suivant des normes informelles que les membres du personnel médical et paramédical sont amenés à négocier, comme l’ont bien montré les analyses sociologiques ou anthropologiques portant sur les services de réanimation, qui se sont intéressé principalement aux décisions de fin de vie et, de façon plus secondaire, à la régulation des flux de malades.

AUTEUR(S)
Anita GUILLON, Alexandre MATHIEU-FRITZ

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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