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Communication - Technologie - Société
Changement d'éditeur au 1er janvier 2009
 

 ARTICLE VOL 26/152 - 2008  - pp.93-137  - doi:10.3166/reseaux.152.93-137
TITRE
LE DESIGN DE LA VISIBILITÉ. Un essai de cartographie du web 2.0

RÉSUMÉ
Sur le web 2.0, l’identité en ligne apparaît comme un vaste bazar où tout semble faire signe. Les personnes se rendent certes caractérisables par les coordonnées que l’on assigne habituellement à la reconnaissance identitaire comme la photo, le sexe, l’âge ou la profession. Mais la dynamique qui concourt à la réussite du web 2.0 tient surtout au fait que de plus en plus d’informations beaucoup moins stables sont aussi promues au rang d’indices identitaires. C’est d’abord le cas du réseau relationnel des individus qui est devenu un opérateur central de l’existence et de la visibilité des personnes sur la toile. Mais les goûts, les textes, les photos ou les vidéos que l’on aime ou que l’on a faites constituent aussi de puissants instruments de reconnaissance et d’affiliation aux autres, si bien que les personnes endossent les contours et les couleurs des productions auxquels elles (se) sont attachées. A travers les petites phrases de statut et les humeurs, la mise en récit de soi s’est aussi généralisée auprès de publics bien plus larges que la population « lettrée » des bloggeurs. Enfin, dans certains contextes, la disponibilité temporelle et la localisation géographique apparaissent comme des critères efficaces de caractérisation des individus. La manière dont sont rendus visibles ces multiples signes d’identité sur les sites du web 2.0 constitue l’une des variables les plus pertinentes pour apprécier la diversité des plateformes et des activités relationnelles qui y ont cours. Que montre-t-on de soi aux autres ? Comment sont rendus visibles les liens que l’on a tissés sur les plateformes d’interaction ? Et, conséquemment, comment ces sites permettent-ils aux visiteurs de retrouver les personnes qu’ils connaissent et d’en découvrir de nouvelles ? Les formats identitaires et les stratégies de visibilité/invisibilité proposés par les sites du web 2.0 doivent être regardés ensemble. En effet, un examen transverse des différentes familles de sites relationnels, qu’il s’agisse des services de rencontre, d’échanges entre amis, des communautés de goût ou d’intérêt, des plateformes de partage d’oeuvres autoproduites ou des mondes virtuels, montre que la manière dont les individus apparaissent et dont ils peuvent tisser des liens est souvent architecturée très différemment. D’une part, certains sites demandent au participant une fiche signalétique enregistrant son identité civile et sociale sans proposer d’inscrire avec soi un réseau d’amis ou de proches, alors que d’autres suggèrent à l’utilisateur de se rendre visible derrière un pseudo, tout en invitant son réseau relationnel à partager ses activités sur la plateforme. D’autre part, certains sites privilégient la recherche par le truchement d’un moteur critériel, alors que d’autres, souvent à dessein, ne proposent pas de moteur, mais invitent à une navigation à travers les « amis d’amis », l’appartenance à des groupes ou les tags. Pour mineurs qu’ils soient, les choix opérés dans le design des fonctionnalités des plateformes du web 2.0 ont des conséquences très importantes sur les publics auxquels elles s’adressent et les activités qu’elles accueillent.

AUTEUR(S)
Dominique CARDON

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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